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29 octobre 2012 1 29 /10 /octobre /2012 18:51
 
Le blog de la Confrérie (http://confrerie-de-saint-vincent-ville-st-jacques.over-blog.fr) a été créé il y a 2 ans....
 
 
2012 0866
 
 
Il comporte de nombreux articles avec photos.
Il était hébergé jusqu’à présent gratuitement par over-blog.
La taille allouée devient insuffisante et des publicités apparaissent sur des pages.
 
  033
 
Nous avions deux possibilités pour continuer à publier les articles qui relatent la vie de la Confrérie :
-        Soit appauvrir le blog, en retirant des articles, pour libérer de la taille mémoire.
-        Soit souscrire un pack Premium qui nous rend plus indépendant et nous permet de perpétuer les différentes manifestations proposées par la Confrérie.
 
Le bureau de la Confrérie a choisi cette dernière solution, le 17 octobre 2012.

       

Notre indépendance en quelques clics
Avec le pack Premium

 
Des fonctionnalités essentielles :
  • Notre propre nom de domaine
  • 30 Go d'espace de stockage
  • 15 alias mail disponibles
  • Des designs exclusivement Premium
  • Une liberté facile
 
Et aussi...
 
Le pack Premium nous permet d'étendre certaines fonctionnalités déjà présentes dans l'offre gratuite : un nombre illimité d'albums photos, un espace de stockage plus élevé, 200 pages disponibles, des designs exclusifs, un forum dédié Premium, une optimisation de votre référencement par Méta-tag, ...
 
Notre indépendance
 
Notre blog devient un véritable site Internet grâce à notre nom de domaine (http://www.confrerie-de-saint-vincent-ville-st-jacques.com/), et nous pouvons personnaliser les fonctions faisant référence à OverBlog (favicon, lien OverBlog en bas de page, ...)
 
Fonctionnement
 
Le pack Premium vient s'ajouter à notre blog OverBlog déjà existant (http://confrerie-de-saint-vincent-ville-st-jacques.over-blog.fr). Nous conservons toutes nos données, notre design, vns préférences, ...
 
 
Une fois le pack Premium activé notre blog est accessible par les deux adresses, l'adresse OverBlog initiale et notre nom de domaine, pour nous permettre de conserver tous nos visiteurs et notre référencement déjà acquis.
 
A nous de communiquer notre nouvelle adresse !
 
 
 
2012 0875 
 
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17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 06:54

Beaucoup de questions ont été posées sur le stand de la Confrérie de Ville Saint Jacques, lors de la Fête de la Terre, à Villemer et durant la fête des associations sur les activités viticoles et vinicoles développées à Ville Saint Jacques.

C’est pourquoi, nous sommes allés interviewer Bernard Le Bourhis qui détient quelques réponses pour mettre au clair vos interrogations.


 

Question : Tout d’abord, quelle est la différence entre les activités viticoles et vinicoles ?

Réponse : La viticulture est l'activité agricole consistant à cultiver la vigne.

La vinification est l'ensemble des opérations qui  permettent de transformer le raisin en vin (vitis vinifera).

Les travaux de Louis Pasteur, au XIXe siècle, ont donné à la vinification une base scientifique. Chaque étape de la vinification doit être minutieusement contrôlée et surveillée.

 

 

Question : Les vendanges se sont déroulées en 2011, le 17 septembre.

Quelles sont les différentes opérations pour transformer le jus de raisin en vin ?

DSC_0909_2232.JPGRéponse : La vendange est essentiellement la cueillette du raisin. Une bonne vendange est la première opération importante pour obtenir un bon vin. On ne vendange pas quand il pleut, pour ne pas diluer le jus de raisin ; on écarte les grains pourris ou pas complètement murs. Ensuite on passe les grappes dans un broyeur pour faire éclater les grains avant de les presser. A Ville Saint Jacques, le pressage est fait manuellement dans un pressoir à fruit, vertical, mais il existe bien d’autres modèles plus ou moins élaborés.

 

Le jus de raisin qui coule du pressoir est très sensible à l’oxydation, c’est ainsi qu’il passe progressivement de la couleur jaune au marron. Pour prévenir, ou limiter ça, on y ajoute un « antioxydant » alimentaire commun à tous les vins : les fameux « sulfites » dont la présence est mentionnée sur la plupart des étiquettes.

On s’empresse donc de mettre ce « moût » dans une cuve en inox, où va se faire la fermentation alcoolique. Cette fermentation, commune à tous les fruits, se fait sous l’influence de champignons microscopiques, les levures, présentes sur tous les fruits, qui se développent en consommant le sucre des fruits qu’elles transforment en alcool éthylique, gaz carbonique, qui s’échappe, car on laisse la cuve ouverte et diverses substances aromatiques spécifiques à chaque vin. On pourrait laisser cette opération se faire d’elle-même, comme on le faisait jadis. C’est ainsi qu’on procédait jusque dans les années 50. Pour accélérer le phénomène, mieux maitriser l’opération et la qualité du vin, on utilise, en fait des levures sélectionnées vendues dans le commerce et utilisées par tous les vignerons. La fermentation alcoolique dure de 6 à 12 jours et s’arrête d’elle-même, quand tous les sucres ont disparus.

C’est assez spectaculaire : sous l’action du gaz carbonique, on voit apparaitre des bulles énormes qui forment une mousse, qui peut atteindre 20 à 30 cm d’épaisseur. Peu à peu, les levures meurent et tombent dans le fond de la cuve, c’est « la lie ». En outre, un gaz « qui pique » se dégage de la cuve, c’est le gaz carbonique et non, comme on le croit parfois, l’alcool.

 

 

Question : Quel est le cépage utilisé dans les vignes, à Ville Saint Jacques ?

Réponse : C’est du Chardonnay, un cépage très répandu en France. Celui qui convient le mieux à notre région, pas très favorisée par l’ensoleillement estival. Cette variété de vigne donne un vin blanc sec. Les spécialistes lui donnent des qualificatifs intéressants : « Une belle robe jaune clair et lumineuse aux reflets verts, ce vin Chardonnay évoque au nez des senteurs florales et fruitées évoluant vers des notes de noisettes fraîche. Au palais, un vin fin et expressif mêlant persistance, arômes floraux et une pointe d'acidité, typique de ce cépage ». Rappelons que cette vigne est entretenue par les confrères, viticulteurs amateurs, sous l’œil attentif de Claude Mardon, notre chef de culture, lui-même ancien viticulteur professionnel du Loir et Cher.

 

 

Question : Pourquoi le vin obtenu, à base de cépage Chardonnay est-il du vin blanc ?

Et par simple curiosité, comment obtient-on du vin rouge ou du rosé ?

 

Réponse : Schématiquement il existe 3 types de raisins :

  •  Les blancs (ou blanc de blanc) qui ont la peau blanche et la pulpe blanche.
  •  Les noirs qui ont la peau noire et la pulpe blanche.
  •  Les teinturiers qui ont la peau et la pulpe noire.

 

DSC03382Les premiers ne peuvent donner que du vin blanc, c’est le cas du vin de Chardonnay. Les teinturiers ne peuvent donner que du vin rouge toujours très coloré. Les noirs peuvent donner du rosé ou du rouge. En effet les matières colorantes sont dans la peau (et la pulpe).

Elles restent en partie dans le jus au moment du foulage, on obtient du rosé. On peut aussi obtenir du blanc à partir de ces raisins en ajoutant davantage de « sulfites ». Mais on peut favoriser l’extraction des colorants en laissant macérer la peau dans le jus, pendant la fermentation.

On obtient alors du vin rouge.

Mais en aucun cas un vin rosé n’est formé du mélange de vins rouge et blanc. Il s’agit-là d’une pratique interdite par la législation.

 

 

Question : Qu’est-ce que la fermentation malolactique ?

Réponse : le vin est le résultat de la fermentation d’un jus sucré et acide. L’un des principaux acides du jus de raisin est l’acide malique. Cet acide, caractéristique du jus de pommes (malus = le pommier), apporte au vin de la « verdeur ».

Sous l’action de bactéries lactiques présentes sur le raisin noir (Davantage dans le lait. Lactique = lait). L’acide malique se transforme en acide lactique et gaz carbonique. Cette réaction entraine une diminution de l’acidité gustative du vin ; le rend moins agressif et plus agréable au goût.

Sur le plan pratique, la fermentation malolactique peut démarrer spontanément et durer quelques semaines, voire quelques mois. On peut favoriser son déclenchement en ajoutant au vin un ferment lactique. Toutefois le déroulement normal de cette réaction chimique est sous l’influence d’un grand nombre de facteurs : température pendant la vinification, acidité du vin, présence (ou absence) de dépôts, …

Cette année, nous avons observé à la fois la fermentation alcoolique et pour la première fois un phénomène nouveau : l’apparition de toutes petites bulles à la surface de la cuve. Ce phénomène a duré 2 semaines, à la suite desquelles le vin nouveau était nettement moins acide et plus agréable à boire.

 

 

Question : Quel jugement portez-vous sur le vin de Ville Saint Jacques ?

 

Réponse : Je dirai que : faire du vin c’est facile ; faire du « bon vin » c’est beaucoup plus difficile.

degustation du vinNotre but n’est pas de nous hisser au niveau des vignerons professionnels, nous en sommes incapables. N’étant pas dans un pays de vignobles, il est difficile d’avoir des conseils et aides (notamment l’absence de laboratoire d’analyse à moins de 80 km).

 

Nous faisons donc de notre mieux aussi bien dans les soins apportés à la vigne que dans la vinification. Quelques ouvrages spécialisés nous apportent des informations parfois difficiles à mettre en œuvre. Chaque année, nous notons avec beaucoup de soin le détail des opérations effectuées et les résultats obtenus.

Notre vin est du Chardonnay typé ; il est « vert » mais il a le mérite d’avoir été produit par nous-même sur notre terre de Ville Saint Jacques et nous sommes heureux de constater que sa qualité s’améliore petit à petit au fil des années depuis 1998.

 

Si un lecteur a des connaissances ou des compétences particulières sur la vinification et qu’il veuille bien nous en faire bénéficier, il sera accueilli avec plaisir.

 

Propos recueilli par Christian ELOY

Bâtonnier 2011 de la Confrérie de Saint Vincent de Ville Saint Jacques.

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7 décembre 2010 2 07 /12 /décembre /2010 08:08

 

La Confrérie de Saint-Vincent

  

 La plus ancienne des associations de notre village Ville Saint Jacques est incontestablement, la confrérie de Saint-Vincent.

Ses origines remontent, sans doute, à la seconde moitié du Moyen-âge (14ème, 15ème siècle) ; à l’époque où sont nées beaucoup de confréries religieuses qui représentaient des sociétés de marchands, des corporations d’artisans et bien des formes de mouvement communal. “Les authentiques raisons de piété qui se trouvent à l’origine de ces initiatives n’excluent pas l’intention de donner un aspect respectable à des entreprises pouvant susciter l’inquiétude des gens en place” (encyclopédie Théo Ed.1989 p.347).

On célèbre donc Saint-Vincent, patron des vignerons, à Ville-Saint-Jacques depuis plusieurs siècles. Il devait donc y avoir une activité vitivinicole importante. Ceci peut s’expliquer par la présence de coteaux, certains relativement bien exposés, mais surtout à la proximité de la Seine qui offrait la possibilité d’un transport direct vers Bercy d’où partait l’approvisionnement des innombrables bistrots parisiens. Les cépages cultivés étaient, comme partout en Ile de France à cette époque, Bacot, Noah, Clinton, Othello etc… qui sont maintenant prohibés. Ces cépages donnaient, en grande quantité, un vin rouge de qualité médiocre. Toutes les maisons avaient une vigne de quelques arpents ou quelques ares et en 1900 le vignoble de Ville Saint Jacques était encore de 50 hectares. Plus tard l’apparition du chemin du fer et l’abandon des transports fluviaux ont favorisé l’approvisionnement en Bourgogne dotée de vins de meilleure qualité.

N’oublions pas de mentionner la culture du chasselas, raisin blanc de table, issu comme à Thomery de la treille du Roi de Fontainebleau.

*****

**

 

On ne possède, malheureusement, aucun document de cette lointaine époque, relatif à la Confrérie de Saint-Vincent. Toutefois un indice original semble attester de ses origines médiévales.

De mémoire d’homme, un cantique est chanté à l’occasion de la fête de Saint Vincent. Or en 1982, un prêtre, le Père Joseph Gélineau, jésuite et musicologue bien connu en cette deuxième moitié du 20ème siècle, nouvellement installé curé à Ville-Saint-Jacques, entend ce chant. Il constate tout d’abord que tout le monde ne chante pas exactement la même chose, ce qui n’est pas étonnant pour une œuvre qui, semble-t-il, n’avait jamais été écrite (ni les paroles, ni la musique) et qui s’était donc transmise par voix orale. Voici ce qu’écrivait à ce sujet le Père Gélineau dans « la Coquille », journal de la commune :

 

«  C’est le 23 Janvier 1982, après la messe de Saint Vincent célébrée en l’église de Ville Saint Jacques, que j’entends pour la première fois le cantique « O bon Saint Vincent ». On m’en avait parlé. Dois-je avouer que je n’étais pas curieux de l’entendre, persuadé qu’il s’agirait d’un cantique pieux sans intérêt …

Mais dès les premières mesures, je restais stupéfait. Puis je devins enthousiaste. Cette mélodie de procession, dans un mode s’apparentant au plain-chant, coupé de l’invocation Kyrie eleison, et jusqu’à la manière marquée et soutenue de chanter, tout me persuadait qu’il s’agissait d’une pièce très ancienne, d’un genre antérieur à ceux de l’Epoque Classique ou même de la Renaissance. Il rappelle des pièces de pèlerinage que l’on trouve en divers pays d’Europe aux 14ème et 15ème siècles, mais dont nous avons peu de témoins en langue française.

Ma curiosité de musicologue étant ainsi piquée, je fis faire quelques recherches dans les anciens recueils diocésains. Mais ce chant n’y figure pas. J’ai posé des questions dans d’autres régions vinicoles : Champagne, Bourgogne, Val de Loire. Personne ne connait le cantique de Saint-Vincent. Il a donc dû se transmettre par voie orale dans le village de Ville-Saint-Jacques.

Le texte a sans doute subi des altérations au cours des âges, ne serait-ce que par l’évolution de la langue. D’où des déformations possibles, comme à  la ligne 6 qui ne donne pas un sens satisfaisant : «  de la gelée et des glaçons, en l’honneur de Saint-Vincent » (On pourrait chanter : « délivrez-nous, Saint-Vincent). Mais tel qu’il est, c’est une pièce rare qui mérite de ne pas disparaître. Ce cantique a un goût de terroir. Il nous rappelle nos racines. Il peut encore nous faire prier.

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Par ailleurs, la Confrérie possède une bannière de grande dimension (1m x 1,50m) en velours de soie décorée de broderie en fils d’or. Elle n’est pas datée avec précision mais des spécialistes consultés en 2003 ont estimé que sa facture était de 1850 – 1870.

 

En 2003, la confrérie s’est dotée d’une nouvelle bannière dont la réalisation a été confiée à l’atelier de broderie du Carmel Marie Mère de Dieu, à Forges, en Seine et Marne. En voici la description des artistes :

« Elle a été réalisée selon le modèle de la bannière précédente dont l’association est restée en possession, sur de la faille drapeau grenat, avec : A l’avers, une couronne de blés et de vigne enlacée de rose eu guipure, appliquée au point de Boulogne et au frisé or, et, au centre la copie à l’identique du personnage de Saint-Vincent,

Au revers, la même couronne appliquée au point de Boulogne et au frisé or, avec au centre, la nom de la confrérie de Saint-Vincent de Ville-Saint-Jacques en lettres peintes à l’acrylique or, cernées au frisé or.


Le maximum d’éléments de décoration et de broderie datant de la même époque ont été privilégiés : franges bouillon or, dentelle or en coquille, galon, guipure, dentelle et drap or, de façon à coller au plus près de la réalisation initiale de la bannière d’origine ».

 

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Les anciens racontaient qu’au début du 20ème siècle, au 19ème et sans doute également encore auparavant “ quand un garçon naissait au village, on allait le déclarer à la mairie et à la Confrérie de Saint-Vincent ”. En fait de registre de la Confrérie, on ne dispose que de celui commencé en 1909.

On l’a dit, chaque garçon était inscrit dès sa naissance sur un registre de la Confrérie. En fonction de son année de naissance, chacun à son tour, était sollicité pour être le bâtonnier de l’année. C’était pour lui un honneur qu’il célébrait en réunissant sa famille et ses amis autour d’une table à sa convenance.

Jusqu’au milieu du 20ème siècle, les populations étaient stables et la célébration de la Saint-Vincent à Ville-Saint-Jacques était une fête villageoise importante.

Le matin du samedi suivant le 22 janvier (fête de la Saint-Vincent), les confrères se réunissaient, certains chez le bâtonnier et tous à la croix de Saint-Vincent (qui n’a été mise en place que vers 1850 lors du déplacement du cimetière). Tous allaient alors, en procession, à l’église pour la messe patronale à laquelle assistaient tous les habitants du village, hommes, femmes et enfants. Au cours de cette messe, on bénissait des brioches qui étaient distribuées dans toutes les familles, contre une participation financière qui représentait la cotisation pour l’année. A une époque où le pain quotidien était souvent dur, la nature de la brioche était hautement symbolique. C’était une gourmandise que l’on consommait religieusement. Après la messe, les confrères faisaient la tournée des cafés du village, et chacun continuait la fête à sa guise en attendant le soir pour aller au bal de nuit qui était organisé, alternativement, dans chacun des cafés.

Ce protocole a perduré jusqu’en 1972 sans interruption, sauf pendant les deux guerres mondiales de 1914-1918 et 1939-1945.

Après la seconde guerre, les choses ont évolué en même temps que le mode de vie qui a amené en particulier des déplacements et des dispersions de familles. La notion d’ « habitants du village » a évolué. Des activités festives et ludiques ont été proposées à tous et la vie de la confrérie a elle aussi évoluée.

En 1974, la Confrérie a pris le statut légal d’ « Association sans but lucratif » (loi de 1901) en prenant le nom de « Confrérie de Saint-Vincent de Ville-Saint-Jacques ».

Dés lors, les choses évoluent mais l’esprit et la tradition restent. Le Bâtonnier est maintenant coopté parmi les Saint-Jacques-Villois habitant le village depuis quelques années. C’est un homme qui manifeste son envie de participer à la vie du village, qui aime la vie associative, le vin et la convivialité. Le matin de la fête, il reçoit ses amis confrères à son domicile. Le rassemblement général à lieu à la croix de Saint-Vincent et tous se rendent en procession à l’église autour de l’autel dédié à notre Saint Patron. Le bâtonnier est alors solennellement intronisé ; il reçoit un taste vin gravé à son nom, à porter en sautoir et un diplôme en souvenir de sa charge pour un an. Vient ensuite la lecture d’un passage de la parole de Dieu, un commentaire du prêtre et enfin la bénédiction des brioches et du vin de l’année précédente. La journée se termine par un banquet et un bal de nuit.

 

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 Le vin de l’année précédente ! En effet constatant la cessation d’activité du dernier « vigneron » (amateur) de Ville-Saint-Jacques dans les années 1990, la Confrérie a acheté un terrain en friche de 5,5 ares environ et y a implanté en 1997 un petit vignoble de quelques 150 pieds de chardonnay et quelques pieds de cépages anciens, à titre de conservatoire. Dix ans après la plantation, ce vignoble produit chaque année, 100 à 150 litres d’un vin blanc sec, au goût franc, à l’arôme tilleul, qui se marie à merveille avec les poissons, fruit de mer, choucroute et fromage doux.

L’entretien de la vigne, les traitements, la vendange, la vinification et l’embouteillage, faits par nos confrères, sont autant d’occasions de réunions amicales.

 

                                                           Bernard Le Bourhis

                                                           Octobre 2007

 

 

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  • : La confrérie de Saint-Vincent C'est l'ancienne confrérie des vignerons. Dirigée par un « bâtonnier », elle tient à cœur de fêter chaque année son saint patron, saint Vincent, le 22 janvier. Un monument rappelle encore cette dévotion à saint Vincent : une croix de carrefour qui porte le nom de croix de Saint-Vincent.
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